Il s’écoule vers demain le chemin c’est certain

je le fais seule, je fais et défais, le cri s’arrête

j’ai crié tout mon saoul, 

j’ai tout crié et rien créé. Et ce corps encore

quitter le corps, j’ai tout quitté, l’hier et l’avant aussi, pour aujourd’hui. 

J’ai couru, ce corps encore, j’ai encore couru et défait toutes les feuilles

mais rien ne monte au ciel sauf le regard.

3 réflexions sur “Gedicht #18

  1. Comment rendre vraiment ce qu’on ressent devant un texte qui touche, je ne saurais jamais le faire. C’est beau, c’est tout. Non, ce n’est pas ça. Les mots traversent la peau et l’os et ils vont se chuchoter à l’âme, qui tout de suite les comprend. « Rien ne monte au ciel sauf le regard », ça restera dans mon esprit.

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