je n’attends plus la lune la coupe est pleine 
trop pleine
je m’étire et me tords 
tout s’allonge je m’allège
et de mes dernières boucles la blondeur j’abrège
mes traits durs se dessinent dans la maigreur du jour
il fait froid j’expire chaud
je prends cœur 
j’inspire peur
du crâne ma main arrondit les angles 
elle sait 
ce fil de fer retord la détermination
d’une étoile pour durer 
d’un regard pour briller
quand les contours se contorsionnent pour inventer
le muscle d’une vie cent mille fois sollicité
je fais silence l’absence
m’a vidée d’un seul trait
je redouble d’effort et remplis le présent
dans un vain mouvement pour que batte chaque seconde

Photo : Fernand Léger devant son portrait « fil de fer » par Calder, 1930.
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