Autant je luttais contre les vagues pour nager en mer Méditerranée et je me battais contre la puissance du vent pour courir sur l’île, autant le retour à la piste m’attriste. Je manque de résistance, je sens l’air me salir au bord du périphérique, à aucun moment je ne vois l’horizon s’élargir, il n’y a surtout aucun figuier pour assurer les ravitaillements. J’accélère une fois arrivée dans le stade, au bout d’un kilomètre et sur la même distance, histoire d’en finir au plus vite, puis je reprends mon souffle en trottinant, je réalise que je viens d’inventé le fractionné à ma sauce, alors je reprends l’exercice plusieurs fois. Bien sûr l’effort n’est pas aussi intense que lorsque je suis en entraînement avec d’autres, mais l’idée y est et je finis ma sortie en étant plutôt satisfaite de ma soudaine inspiration.

Je lui donne rendez-vous non pas au bar de La Plage, puisqu’elle m’indique que celui-ci n’ouvre pas avant 18h, mais au café des Canailles pour profiter d’un peu de fraîcheur à l’extérieur en ce samedi après-midi. La marathonienne m’interpelle alors qu’elle est en train d’attacher son vélo et que je range mes écouteurs à l’approche de la terrasse convoitée, en pleine zone de transition pour ainsi dire. Je ne l’ai pas revue depuis des mois, une saison entière même, depuis la course de la Saint Valentin plus précisément. D’emblée elle me parle du marathon de Palerme qu’elle envisage de courir, avec l’appréhension de reprendre un dossard certes, la demoiselle court le marathon en moins de trois heures quitte à se blesser et ne plus écouter son corps malmené, mais avec le bonheur de renouer avec l’entraînement au club, la prépa marathon et les sorties longues. Je suis inscrite au marathon de Palerme, il aura lieu en novembre et je me réjouis déjà de profiter d’un parcours exceptionnel en Sicile dans un climat sans pareil à la même période en Europe. La préparation commence le 27 août, ce qui tombe plutôt très bien, à deux jours du triathlon format M.

Et comme une inscription en entraîne souvent une autre, je décide de m’aligner sur mon premier Ironman 70.3 aux Sables d’Olonne le 5 juillet 2020. J’avais d’abord envisagé celui de Cascais pour la destination, c’était au moment où j’imaginais pas encore tout le travail à fournir pour progresser en crawl et en moulinage, l’Ironman du Portugal était prévu le 29 septembre. J’ai fini par renoncer pour m’inscrire à la course Paris-Versailles à laquelle je n’ai encore jamais participé. L’Ironman 70.3 est un triathlon format L comprenant 1,9km de nage, 90km de vélo et un semi-marathon (21,097km), le label est américain avec toute la machinerie marketing que cela inclut, l’ambiance semble être inoubliable. J’ai toute une année pour préparer cette épreuve. Mais cela est une autre histoire.

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