si
les moulins reprenaient la parole
et s’ils
nous racontaient la vie des vents vifs virulents
seulement 
pour le plaisir de la voix rayée
si seulement
on dansait encore nostalgiques
sur ces rythmes lents
qui mettaient en lien les gens
pour se retrouver sur
un même battement
les dés nivelés
ne laisseraient plus la place
aux amateurs
d’habitudes privées de hasard
et tant mieux
le vent me souffle une inspiration
alors
je m’empresse de lui tenir ma promesse
et
nous danserons sur la plus haute des branches

Photo : Marc Chagall, « Horloge », 1956. 
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