Tu n’as jamais vu tes faiblesses comme un trait féminin, tu as une faiblesse pour le masculin en toi qui ne te pousse pas vers une force démesurée, plutôt une certaine tendance à la mesure, oui comme une articulation qui te permettrait d’appréhender ton penchant pour les extrêmes. C’est ton masculin à toi, lié à ton côté féminin, et tous deux te nourrissent plus que tout cliché. Ta force nait des vases communicants incessants entre le masculin et le féminin à tout propos, et tu te plais à imaginer un monde où il en serait ainsi en chacun, entre les gens, naturellement. Pourquoi le genre devrait-il composer une identité plutôt que l’ouverture à soi. A tout son soi. Depuis la connaissance intime de ses faiblesses, l’acceptation de celles en face, l’admiration de cette connaissance peut-être davantage que celle pour la force qui divise tout. Tu mises sur ton souffle, tu t’entraînes à l’endurance pour gagner en profondeur, pour tenir, parce que la vie t’a appris à éprouver certains épisodes d’asphyxie, apprendre à respirer donc. Bien sûr le masculin voudrait te pousser à gagner en coffre et te faire entendre, hurler plus fort et tu es tentée parce que la satisfaction est immédiate, tu aimerais en imposer là tout de suite. Mais patience, l’ouverture à soi est une formation qui prend du temps, tout le temps de la vie, tu es ton pire ennemi dans la lutte mais aussi ton meilleur allié dans la victoire qui t’appartient et tu la partages car elle concerne tous ceux qui avec toi forment la grande chorale de la Vie.

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