Quatrième triathlon, quatrième ligne d’arrivée en trois mois, deux distances L, deux M. J’ai bien failli ne pas prendre le départ parce qu’une vive douleur dans le dos m’a immobilisée trois jours avant, exactement comme l’année dernière avec mon bassin, repos et vigilance m’ont permis d’être sur la ligne de départ, mais avec appréhension. J’étais bloquée au niveau du dos jeudi soir et je me souviens avoir passé tout l’hiver dernier sans pouvoir m’entraîner parce que j’étais allée chercher la médaille sur le XS. Comme pour le Half-Ironman des Sables, j’ai mis un patch en espérant un gros miracle. Les vagues déferlent sur la plage, s’il pleut ce sera avant le départ qui sera donné à marée haute pour 14h30, les routes seront détrempées et on parle de la côte Saint-Laurent dès les premiers kilomètres de la partie vélo, autant dire que je ne suis pas au top de la forme. Quelque chose me fait dire que j’aurai davantage de regrets si je ne prends pas le départ. Je m’insère dans le sas des nageurs intermédiaires pour ne pas trop subir la baston que vont s’infliger les nageurs confirmés, nous sommes 1500 au départ de ce triathlon M. L’ambiance sur la plage est festive et surtout, le soleil fait son apparition entre les nuages, la nage est faite de deux boucles de 750m avec une sortie à l’australienne comme pour le L de Bois-le-Roi, les grosses vagues et une petite trotte dans le sable fin en plus. J’alterne brasse et crawl en visualisant la bouée rouge chaque fois en haut de la vague, je me prends des coups autant que j’en donne, impossible de faire autrement pour nager. Une vague mais de soulagement cette fois-ci m’envahit lorsque je sors de l’eau après la seconde boucle et quarante minutes de divagation marine, je peux courir vers mon vélo, une fois passée cette satanée côte de Saint-Laurent, peut-être que je ne serais pas si mal. Sauf qu’il faut la passer la côte de Saint-Laurent et elle s’avère plus ardue que prévue, j’ai l’impression d’être en face d’un mur encadré par un public encourageant qui ne lâchera aucun cycliste avant qu’il ne soit parvenu au sommet de ce premier obstacle, si bien que je me fais même pousser par derrière au moment où je change encore de vitesse. Quatre côtes nous séparent de la ligne d’arrivée et je les vis comme un véritable calvaire. C’est à peu près la montagne que je me représente lorsque je vois la marge de progression grossir comme une vague qui monte en pleine marée haute, la déferlante, forcément je devrais surfer dessus et ne plus faire que grimper des côtes, toujours plus. L’entraînement de cet hiver se prépare, je focalise sur les points faibles en fin de saison.

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