j'ai libéré le minotaure du labyrinthe
aucun dédale ne résiste à mon fil d'Ariane
aucune chute ni la mort ou autre finitude
pas par instinct animal
pour la liberté
elle seule me lie à la lumière qui crie
j'entends
l'herbe verte de ton jardin et les idées noires
que je balaie de ton front d'un revers de rêve 
pour te les faire oublier car rien d'important
tu sais ne devrait valoir toute cette importance
sinon le bleu du ciel
tout en haut 
au septième
et la vue 
là tout de suite
depuis ce nuage 

Photo : Pablo Picasso, "Françoise, Claude et Paloma", 1954.

2 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #149

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