Trois parcours vélo, deux sorties course à pied et une séance de natation à la mi semaine et j’ai trouvé mon rythme de croisière dans quelque chose de plus doux, moins raide, j’ai fini deuxième de ma virtuelle catégorie d’un défi toujours trop virtuel, je risque en forçant toujours de ne plus rien finir du tout lorsqu’il faudra passer aux choses sérieuses. Trois sorties course à pied et une vraie pause déjeuner prise à la faveur d’une invitation, je savoure un lâcher-prise au soleil tout en haut de ma butte en partageant un thé exquis, j’en oublierais qu’il me faut retourner travailler si les températures n’étaient si frileuses, j’échange pour changer, je me pose et me sens apaisée, la pression chute je décompresse. Deux séances de natation plus tard et j’ai gagné une coéquipière de choc qui me motive, elle nage le papillon et même la godille, moi qui ne coulais pas la brasse il y a deux ans, je renoue avec une émulation que je n’avais plus ressentie depuis les entraînements du club lorsque je courais avec des partenaires qui me poussaient à éprouver mes limites. Elle me suit et m’incite à garder une vitesse constante, je nage l’aller en crawl et le retour en brasse, je l’entraîne peut-être en endurance puisque je n’ai pas l’habitude de m’arrêter en bout de ligne en pleine séance, je nage toujours aussi longtemps que je le peux, maintenant je prends quelques minutes pour échanger, j’assiste à une démo de godille. Cinq parcours vélo indoor et le soleil festif de ce début de week-end m’invite à sortir mon vélo sur le bitume, au bord des quais, le long des pistes cyclables parisiennes pour célébrer le retour de températures décentes, il est temps de me détendre avec un verre, comme c’était le cas lorsque le moral était au plus bas, qu’il n’y avait que ça pour tenir, le rendez-vous en fin de semaine quai de Loire pour un baby-foot les doigts gelés une coupette de Champagne à la main et une boite de bonbons Haribos pour se faire du bien. Après une semaine d’entraînement, je ne prévois rien le dimanche, ou plutôt je prévois de ne rien faire, sinon une belle et longue randonnée ensoleillée jusqu’au village voisin, y rencontrer les villageois, parisiens comme moi, attachés à une identité de quartier, curieux comme moi aussi de découvrir jusqu’où on peut marcher tout droit sur 10km. La semaine passée, mes pas m’ont amenée vers le village des Batignolles où j’ai été conviée à partager une pinte sur une petite placette que j’avais repérée pour être passée tant de fois par cette rue commerçante et animée comme je les aime, je profite du plan. Cette fois-ci, on me propose de déguster la bière de Belleville tout en haut du parc, toujours une place comme chez moi, partagée entre trois bistrots qui rivalisent d’idées et de créativité pour rester ouverts et assurer un service au maximum de la convivialité, je n’avais jamais goûté encore la bière de ce village que j’ai pourtant sillonné pendant cinq années d’affilée, et c’est un bonheur que de faire une nouvelle découverte confinée.

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