par les persiennes vite entrouvertes
les nuages triomphant sont là
qui vous embrouillent depuis la brume
dans l'aube de rêves incandescents 
j'ai cru voir ce que je voulais
un peu moins la réalité
nue comme l'œil
j'aurais pu savoir
mais n'ai pas voulu car souvent
le triomphe d'un nuage sur vous
dit surtout que vous êtes rêveur
et qu'il vous suffit d'inspirer
pour voir l'éclaircie s'imposer

Photo : Salvador Dali, "Un couple aux têtes pleines de nuages", 1936.

5 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #90

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