partir
je dis
je pars tu vois
tu savais déjà
comme si tu avais la clé
de ce que je ne vois pas
je continue à marcher
mes bras à force de balancer
m’envoleront un jour vers toi
dont je m’éloigne à grandes enjambées
pour mieux voir depuis là-bas ce que toi tu sais

Photo : le dernier ferry du soir dans le port.

3 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #99

  1. Derrière des choses simples je me cache, pour que vous me
    trouviez;
    si vous ne me trouvez pas, vous trouverez les choses,
    vous toucherez ce que ma main a touché,
    les traces de nos mains se joindront l’une à l’autre.
    La lune du mois d’août brille dans la cuisine
    comme un pot étamé (pour la seule cause que j’ai dite)
    elle éclaire la maison vide et le silence agenouillé de la maison –
    le silence est toujours agenouillé.
    Chaque mot est un départ
    pour une rencontre – annulée souvent –
    et c’est un mot vrai seulement quand, pour cette rencontre, il insiste.

    Le sens de la simplicité / Yannis Ritsos

    Aimé par 1 personne

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