La dernière fois que j’ai vu Hélène, c’était une semaine avant le triathlon M d’Orléans, à sa grande surprise j’avais pris une bière et je m’étais rendue compte alors que je n’étais pas dans ma saison du tout, pas comme l’année dernière malgré le stage ; une semaine avant le triathlon sur la même distance à Paris, un mois plus tard qu’Orléans, je me sens davantage centrée sur les prochaines échéances, le retour sur la piste de stade y contribue énormément, et pourtant. Toujours pas de retour à Longchamp alors que je m’y prépare tous les jours, je bloque toujours. Certes, j’ai repris l’habitude de me lancer dans un triathlon maison en fin de semaine, voire deux, avec 5km de course à pied, le trajet aller-retour à Molitor sur 20km de vélo, 1500m nage. Mais le plus gros enjeu reste le vélo surtout depuis que je me suis inscrite au Half-Ironman de Vichy avec ses quatre cols dont le premier dès le dixième kilomètre, demain dans deux mois, demain je n’aurai pas le choix, demain je ne travaille pas, demain la canicule sera passée, aussi. Une semaine après le week-end artistique et culturelle entre le CentQuatre et le mini salon du livre lesbien, c’est à La Rochelle que j’ai trouvé la fraîcheur climatisée en pleine première vague de canicule en plein mois de juin, l’arrivée dans cette ville qu’elle connaît et que je découvre m’enchante par son animation, sa gaieté piétonne portuaire, je marche jusqu’à la Yole de Chris. Le lendemain, c’est le restaurant gastronomique du même Chis, Christopher Coutanceau, qui nous abrite de la canicule dans son cadre aéré et marin pour un service six plats axé autour du poisson et de la pêche durable, j’ai pu courir autour du vieux port le matin, tout va très bien. Lundi 20 juin, nous y sommes. A deux mois de Vichy, lundi de repos, pas d’excuse. C’est parti. Un mois entier depuis l’Ironman 70.3 d’Aix-en-Provence et je n’avais pas sorti mon vélo de course, j’avais roulé en gravelle jusqu’à la piscine, je me suis baladée oui, mais rien de sérieux. Je pensais être bloquée à partir de la porte de Maillot à cause des travaux en cours pour la prolongation du tramway et de la déviation mise en place pour les voitures, les vélos contournent par les trottoirs ou ce qu’il en reste, les ennuis commencent dès la porte de Clignancourt avec la panne des feux de signalisation, c’est la panique pire que d’ordinaire. Aucune raison d’abandonner encore, je me faufile à pied parmi le chaos, tout va très très bien. Je poursuis jusqu’à la porte de Clichy pour y admirer ce sublime Tribunal de Grande Instance, et je décide de prendre par les quais de Seine jusqu’à l’hippodrome de Longchamp, le trajet est plus long mais j’évite cette porte dont je me promets de faire un état des lieux sur le retour. Arrivée sur l’anneau, c’est calme et j’enchaîne plusieurs tours en relançant sur le faux plat avant le virage, puis en accélérant sur la longueur avant l’entrée officielle, le festival des Solidays est en train de se mettre en place, que de souvenirs, je n’avais jamais fait le lien entre ces deux vies.

Photo : David Hockney, « Piscine et marches, le nid du duc », 1971.

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