17/10-17/11. Fin de la saison de triathlon, vive la prochaine saison, qui se prépare déjà activement autour de deux apéros, le premier entre anciens, et j’en fais déjà partie en ayant rejoins mes camarades de bassin, de route et de piste lors du stage à Pâques, et ce soir est jutement annoncée la destination du prochain stage, je bloque les dates, je les plaque à terre. Le second apéritif vise à accueillir les nouveaux inscrits au club, je suis celle qui ne savait pas nager le crawl il y a six mois et qui ne changeait pas de vitesse en prétendant suivre le groupe. J’ai été ces derniers mois accueillie et encouragée comme je l’ai rarement été ailleurs, mon apprentissage des six derniers mois a été aussi laborieux que jouissif, le groupe ne ma pas lâchée, je n’ai pas lâché l’affaire, ni sur la respiration en natation ni sur les dénivelés en vélo. Jamais je n’y serais parvenue seule, je n’aurais pas même essayé, les autres m’ont tout inspiré. Y compris la sagesse, sous une certaine forme. Je suis retournée courir sans savoir de façon avérée que j’avais une fracture et cela n’est pas passé inaperçue que je courrais n’importe comment, je risquais surtout d’aggraver mon cas en abimant genoux et dos si je devais forcer. Et je les ai écouté, j’ai fini par aller faire une radio alors même que je croyais sentir diminuer la douleur, de fait la fracture s’est confirmée, un trait tout blanc et bien visible sur la radio. Alors je suis retournée nager, dans l’eau je ne boîte plus et tout me paraît soudain si léger, j’apprends la lenteur, je décompose à outrance chaque mouvement de crawl, il n’y a plus aucun enjeu de vitesse ni de performance, je suis blessée, je veux garder la tête hors de l’eau. Mon énergie n’est plus catalysée dès 7h du matin, elle se déverse lors des répétitions de chorale, je crée des chorégraphies improvisées sur les bancs d’école, je ne tiens pas en place. Sur le trajet du retour le soir, je cherche un visage connu sur une terrasse de quartier, tout ce que j’aurais évité encore quelques semaines auparavant, j’en trouve, je raconte mon histoire. Je retrouve des gens, je me reconnais dans leurs histoires, j’ai envie d’écrire la mienne aussi. Lydie, ma fidèle pingouine, me dit qu’aucune blessure n’est anodine ou n’arrive par hasard, je devrais me pencher de manière plus impersonnelle que jamais sur ce fait tout sauf divers.

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