le choc de me trouver nue sans filet
sans t’avoir vue et pourtant reconnue
ma peau ne posera aucune question
j’ai pour seule mémoire la chair animale
d’un roc dissout dans un si doux silence
qu’on ne soupçonnerait aucune souffrance
les mots affluent quand même et disent la rime
celle qui fait qu’on se croise pour s’embrasser
en toc les sentiments sur le papier
je vais serrer mes draps une dernière fois
et renverser l’oreiller parfumé
du souvenir de la reine disparue
avalée crue par ma voracité 

Photo : Jacques Monory, "Tigre", 2009.

5 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #7

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