Quand saveurs et valeurs se marient, alors ce sont les plus belles histoires que l’on écrit. Ces histoires précédentes que je fais défiler dans l’autre direction lorsque je veux prendre mon élan pour cette fois-ci aller décrocher la lune, d’un seul coup et sans retour. Le réveil matinal avec ma marathonienne préférée pour l’accompagner à l’aéroport en passant par la porte de La Chapelle et de l’autre côté de la ligne 2, la ligne des amoureux, ces petits bouis-bouis indiens parmi lequel ce havre de saveurs qui m’a emportée loin. Pareil pour les échoppes de Belleville auxquelles je n’aurais jamais prêté attention sans le conseil avisé ce mon amatrice préférée des bonnes choses, toujours la même et à l’affût des meilleurs plans sur Paris, elle m’initie et me donne envie de partager le Clean. A Belleville aussi, la piscine Nakache où se déroule l’entraînement du samedi et deux stations plus loin ma nageuse préférée qui m’accompagne pour ma première séance en eau libre, l’excitation qui me noue le thorax lorsque je m’enfonce dans le lac en riant. Plus loin, ma trésorière préférée qui m’encourage à présider l’association qui enchante mon cœur et fait battre ce chœur de femmes au sein duquel je me sens vibrer, toujours. Père Lachaise, ce trajet que je fais par une sublime nuit d’été après avoir parlé pendant des heures, sans voir le temps s’écouler ni la lumière décliner, l’impression d’être saisie. Ces souvenirs qui me réchauffent lorsque je marche sous la pluie dans mes jolis villages. Marcher et finir un beau jour par provoquer l’histoire parfaite, l’histoire faite pour moi, je continue à marcher au moment où une tempête de neige recouvre le quartier de blanc. J’entre en terrain vierge et j’ai des étoiles de neige plein les yeux lorsque j’arrive plus tôt que prévu dans le village des Abbesses que j’avais quelque peu délaissé jusqu’alors, j’ai eu le temps de courir et m’étirer, douter de tout et faire les courses, j’arrive détendue. Ou plutôt j’en suis encore à arriver lorsqu’elle m’appelle, donc elle existe, elle sera là, elle était déjà cet espoir, présence en creux, de finir ma semaine d’anniversaire par un feu d’artifice et je ne me suis pas trompée lorsque j’avance vers elle rue Lepic, magique. Est-ce la tempête qui me rend hilare ou bien cette impression qui me fige au moment où je reconnais une magicienne, je retire ma capuche et mon masque comme pour me mettre à nu et mieux la dévisager, ce n’est plus à l’extérieur que sévit la tempête et d’ailleurs je ne sais même plus s’il neige encore et s’il faut monter ou descendre la rue au moment où nous posons sur la table libre d’une terrasse chauffée face à un buffet. J’aurais voulu inventer la même scène digne de ces téléfilms de Noël qui passent l’après-midi et que personne ne regarde mais dont tout le monde connaît l’existence au cas où, je n’aurais pas pu faire mieux et je serais à nouveau passée devant ce bistrot mythique sans qu’il ne m’inspire rien d’autre que l’admiration pour sa devanture, La Mascotte. 1889 sa date d’inauguration, un accueil drôle et chaleureux qui met en appétit pour tout.

4 réflexions sur “Direction Etoile #2

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