ce qui vient par la mer y retourne souvent
j’ai vu grandir la vague je l’accueille à mes pieds
elle avait tout de l’or qu’on fixe du regard
et qu’aucun vent dehors n’aurait pu altérer
aussi rare qu’une valeur celle qui universelle
tient pour inaltérable la promesse de l’amour
qu’on voudrait retenir pour soi et pour toujours
quand la lune s’exécute à parfaire ses arpèges
sur un clavier d’octaves que la marée avale 
dénudée de la nuit s’éloignant pour venir
plus puissante que jamais ruiner la lame de fond
et au petit matin la mer scintille enfin 

Photo : Jean-Louis Forain, "La fildefériste", 1880.
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