Quelles ont donc été mes pensées pendant le dernier kilomètre du marathon de Paris. J’avais l’impression d’avoir franchi la ligne d’arrivée à partir du moment où j’avais croisé le stand du club avec les encouragements des pom-poms, je n’avais plus envie de courir du tout, je n’étais pas même pressée d’arriver puisque l’objectif était atteint, j’avais tenue jusqu’à eux. Mon sentiment d’appartenance s’était trouvé comblé en l’espace d’un moment exceptionnel. A côté, je n’ai déjà plus aucun souvenir de l’instant où je suis venue à bout de la distance, sinon qu’il me restait encore de l’eau mais que je ne pouvais plus rien avaler et j’avais froid. J’ai vite pensé aux prochaines échéances en me disant que la ligne d’arrivée d’un triathlon XS était presque plus jubilatoire parce qu’elle vient conclure trois épreuves d’un coup et célébrer la réussite des deux transitions, la sortie du bassin et le démarrage de la course après le vélo. Dix courses pour en arriver au stand des pom-poms du marathon de Paris et dix courses prévues dans les mois à venir pour avancer vers d’autres objectifs. A commencer par un nouveau triathlon XS, puis un triathlon en relais en eaux vives et enfin, un triathlon format M. J’en étais là de mes réflexions lorsque je me suis rappelée qu’il fallait que je rentre assez vite me changer pour être à la répétition et assurer le concert en début de soirée, il me fallait encore assurer une transition avant de franchir la ligne d’arrivée de cette journée marathon. Autre transition à venir, la semaine de récupération avant le stage de triathlon pendant laquelle j’avais prévu de me concentrer sur la natation, il n’en a rien été de toute la semaine. Ni sortie décrassage ni séance de natation, mais une sortie vélo sur les bords de Marne, ma première sortie en vélo de course en visualisant à peu près le trajet jusqu’à la base de Vaires. Au total, 67km aller-retour avec quelques difficultés à trouver la destination sur le premier tronçon où je me suis retrouvée à faire beaucoup d’allers et retours entre Champs-sur-Marne et Lagny, sans surprise pour une première sortie. Non, le plus étonnant reste le fait qu’à aucune moment pendant tout le trajet, je n’ai eu l’idée de changer de vitesse, ou besoin de le faire pour mouliner davantage, forcer beaucoup moins sur les faux plats, manque de pratique. J’ai donc passé la première journée de stage à changer de vitesse à chaque occasion, tout en continuant à freiner à mort dans les descentes parce que par manque de visibilité je redoutais de laisser couler le vélo et prendre de la vitesse dans les virages, contrairement aux autres. 500m de dénivelé, de la difficulté dans les côtes et beaucoup d’appréhension de l’autre côté du sommet, j’avais une sacrée marge de progression devant moi si je voulais réellement m’aligner un jour sur un triathlon format M. L’apprentissage du crawl avait été un jeu d’enfant à côté de cette nouvelle appréhension à dompter au cœur des gorges de l’Ardèche…

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