Un mois depuis Vichy et une semaine depuis le triathlon super sprint du 8e arrondissement, dernier de la saison, je me suis inscrite à la première sortie vélo de la nouvelle saison pour ne laisser aucune place à la démotivation, le trajet doit nous mener jusqu’à Enghien-les-Bains puis à travers la forêt de Montmorency vers Luzarches en passant par la fameuse côte de Saint-Prix dont je ne sais pas encore qu’elle ne sera pas la seule, loin s’en faut, sur ce parcours vallonné. Une semaine aussi depuis le concert extraordinaire de la chorale au Palais de Tokyo et les nouveaux projets affluent parmi lesquels la réouverture du Tango, haut-lieu de la communauté, un rendez-vous est prévu ce samedi entre associations pour définir la charte de nos tee-dance. Au réveil à 7h en ce début de week-end, je sens parfaitement que je n’ai pas assez dormi pour me remettre de la fatigue de ces trois derniers jours en présentiel avec un déplacement et quantité de conversations à soutenir dans mes trois langues de travail, il me tarde déjà de me poser et souffler un peu alors que je me lève pour gonfler les pneus du vélo et me préparer aussi. Il a plu quelques heures auparavant et le risque de pluie reste faible, la sortie est maintenue mais tout le monde n’est pas au rendez-vous, nous sommes cinq gars et une fille au rendez-vous, 9h. Je découvre l’itinéraire pour rejoindre le lac d’Enghien par les quais en passant par Saint-Denis, la présence du canal me rassure sur les premiers kilomètres avant d’arriver vers Montmorency où les choses et surtout le dénivelé ne vont pas tarder à se compliquer, j’ai tellement entendu parler de cette côte de Saint-Prix, on manque de côtes autour de Paris, nous y voilà aujourd’hui et je n’ai aucun élan, rien dans les jambes pour affronter ce gros pourcentage, je galère déjà. Comme entre le troisième et le quatrième col au cœur de la montagne bourbonnaise à Vichy, notre parcours est une succession de côtes, il faut relancer sans cesse et je ne sais plus comment je viens à bout de ces 80km avec plus de 800m de dénivelés au bout de trois heures, je m’endors. Le retour en train me trouve congelée lorsque je sors de la gare, je me réchauffe en rentrant. Pas le temps de me poser qu’il faut repartir pour la réunion au Tango, la célèbre boîte à frissons et son décor sorti des années 1950 pour faire danser le Paris gay lors de soirées à thèmes dans une ambiance bonne enfant bien loin de l’arrogance des boîtes de nuit et autre clubs sans âme. La ville de Paris a racheté la discothèque historique en difficulté depuis les confinements, désormais gérée par un collectif autour d’actionnaires parmi lesquels la chorale toujours fidèle à ce lieu culte où s’organisait tous les ans le thé dansant avec notre show, une soirée dansante, c’est la même formule que nous voulons reconduire avec les associations présentes à la réunion. Nous discutons du nom à donner aux dimanches réservés aux filles, Thé au gazon, nous décidons d’une charte pour harmoniser nos soirées associatives et se soutenir dans la communication, enfin le nom de ma DJ préférée est cité pour animer de concert tous nos événements, je m’empresse de la féliciter en rentrant avant de me poser, pleinement satisfaite.

Photo : Vassily Kandinsky, Automne, 1901.

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