Lorsque je l’ai courue en 2014, La Parisienne fut ma première inscription à une course. Je n’avais encore jamais couru plus de 5km, je me suis demandée si j’allais arriver à bout du parcours d’une curieuse distance de  6,7km, aujourd’hui la course propose un tracé sur 7km. Jamais je n’aurais récidivé si je n’avais été sollicitée au boulot pour faire partie d’une équipe. Nous nous sommes retrouvées à 8h45 pour la photo de groupe devant la Tour Eiffel et il a ensuite fallu patienter presque deux heures pour accéder à la ligne de départ, il faisait 9 degrés. J’aurais voulu partir par la première vague possible parce que je sais que sous couvert de course, cet événement autour d’une cause rassemble surtout des personnes qui marchent. Il ne faudrait plus courir que des courses, plus petites, qui reversent leurs fonds à une cause telle que la lutte contre l’endométriose ou la prostate, de plus en plus d’organisations voient le jour. Je suis partie par la septième vague en m’étant avancée jusqu’à la première ligne, nous nous sommes retrouvées à trois coureuses en tête du peloton pendant quelques centaines de mètres, je suivais d’abord les deux premières jusqu’au moment où nous avons rejoint la sixième vague, partie cinq minutes avant nous. L’une des deux autres coureuses s’est perdue dans les zigzags à opérer pour passer le mur des dernières coureuses lancées juste avant nous, je suivais encore la dernière survivante avec moi du trio de tête de notre vague. A un moment stratégique où l’option se présentait de dépasser par la gauche sur le trottoir ou par la droite en passant entre deux coureuses très proches au risque de les bousculer un peu, j’ai perdu l’autre coureuse dans mon rétroviseur. J’en ai profité pour abandonné mon sweet-shirt sur le trottoir avant de revenir slalomer à nouveau parmi la foule dense, compacte et lente des parisiennes. J’ai fini par me prendre au jeu et relancer ma foulée tous les dix mètres voire moins pour dépasser un coup en sautant entre deux coureuses, la fois d’après en contournant tout un groupe assorti aux mêmes couleurs et à la même foulée, pour mieux accélérer dès que possible sur une ligne pas vraiment droite, mais pas si maladroite non plus. J’ai peu bousculé. Je me suis même offert une petite accélération sur les cent derniers mètres en me rappelant qu’au septième kilomètre, sur un parcours de 10km, j’arrive toujours au point de décélération. Je finis 82e sur… combien de participantes, 35000 a crié le speakeur ? Un peu plus de 21000 finiront classées. Je me souviens ne pas avoir pris la médaille que l’on me donnait dans un sac, il y a cinq ans, parce que je voulais récupérer une rose et l’offrir à celle qui m’attendait. Cette fois, je récupère deux roses pour les mettre chez moi et y accueillir celle dont j’ai attendu la visite toute la semaine, pour ne pas dire des semaines et des mois, puisqu’entre temps j’ai slalomé de mon côté sans trop savoir où aller ni comment la retrouver sans bousculer trop de personnes tout autour pour pouvoir la rejoindre, dans un lendemain idéalisé. Elle a remarqué que les roses avaient même une odeur de rose. tout arrive un jour, ou presque.

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