armée de mes livres j’ai traversé l’impatience 
d’un après-midi faune comme jamais 
sans prélude
à l’abri des pins et des oliviers sauvages
je me suis enfoncée dans les bois 
loin très loin
du soleil qui m’a envoyé ses fiancées
ensemble nous avons dansé et festoyé
inventé vallées ponts une rivière
bien plus belle
que toutes celles de ta mythologie trop logique
son eau douce a coulé sur mes joues 
j’ai dormi
à mon réveil j’avais pris racines dans ma page
mes branches m’ont enlacée et j’ai offert mes feuilles

Photo : Vincent Van Gogh, « Les livres jaunes », 1887.

2 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #24

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