de mon village les moulins

brassent des gens 

plus que du grain

la butte en prend de la graine

elle se veut comme le vent vaine 

de tout dieu tout lendemain

de mon visage les matins

connaissent la forme 

mieux que mes mains

la brise cingle ma joue offerte 

par la fenêtre grande ouverte

loin de la rue du hasard

de mon voyage les regards

traversent ma vie 

jusqu’ici

et m’emportent vers ton ailleurs

mieux que la mer bien meilleur

c’est la vague en moi qui hurle

Photo : Hippolyte Bayard, « Les Moulins de Montmartre », 1842. (La photographie est née officiellement en 1839…)

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5 réflexions sur “Le pain, la pomme et les poèmes #42

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