mes cheveux sont des enfants qui ne grandissent pas
ils n’en font qu’à leur tête
et la mienne reste muette
pourquoi s’entêtent-ils face à la gravité 
à pousser vers le ciel
comme l’épi au soleil
le vigneron voudrait les tailler le fleuriste
en faire un beau bouquet
pour la fête des œillets
et le poète me dit deviens toi-même enfant
je n’en fais qu’à ma tête
les cheveux dans le vent
ma main cherchant la tienne pour que tu les caresses

Photo : Egon Schiele, "Quatre arbres", 1866.

5 réflexions sur “Poèmes au basilic et à l’oreiller #32

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s